L’automatisation des entrepôts logistiques gagne du terrain

L’automatisation des entrepôts logistiques n’est pas une nouvelle tendance. Cependant, elle connait dernièrement une accélération : le marché de la mécanisation et de la robotisation des entrepôts logistiques est ainsi évalué par Precedence Research à 16,23 milliards de dollars en 2022 et devrait atteindre 71,03 milliards de dollars d’ici 2032, avec un taux de croissance annuel moyen de 15,91 % pour la période allant de 2023 à 2032. Dans tous les secteurs d’activité, l’automatisation des entrepôts favorise la productivité tout en réduisant les risques et la pénibilité. À condition toutefois de pouvoir orchestrer et automatiser les tâches en temps réel.

L’automatisation des entrepôts : une tendance qui s’accélère

Dans les entrepôts, au même titre que dans de nombreux secteurs, les robots ou cobots améliorent l’efficacité opérationnelle et renforcent la productivité. Le recours grandissant à l’automatisation s’explique par de nombreux facteurs, à commencer par le fort développement du e-commerce, qui a conduit à une explosion des volumes de commandes à traiter par les plateformes logistiques, notamment lors des pics d’activité (Noël, soldes, Black Friday, promotions ponctuelles…), dans des délais de plus en plus courts pour répondre aux exigences des clients d’être livrés rapidement. Les robots réalisent certaines tâches avec plus d’efficacité et de précision, ce qui réduit les risques d’erreurs, améliore la qualité de service, accélère les délais d’exécution et, in fine, augmente la satisfaction client, et donc potentiellement accélère la croissance des entreprises.

La pénurie de main d’œuvre joue également un rôle favorable au développement des robots logistiques : selon l’étude Gartner « Supply Chain Technology User Wants and Needs Survey », 30 % des entreprises interrogées ont déclaré que les problèmes de recrutement constituaient l’un des enjeux majeurs dans leur organisation. Et pour 59 % d’entre elles, cette pénurie les incite à envisager l’automatisation.

En outre, les robots sont capables de prendre en charge des tâches répétitives à faible valeur ajoutée, le port de charges lourdes, la manipulation de produits dangereux, etc. Ils participent ainsi à la diminution des risques d’accidents du travail et de troubles musculo–squelettiques ainsi qu’au bien être des collaborateurs.

Enfin, la baisse des coûts d’achat et d’intégration des robots a aussi favorisé leur forte progression dans les entrepôts logistiques.

Des robots au service de la productivité des entrepôts 

Toutes les tâches réalisées dans les entrepôts peuvent être automatisées : palettisation et dépalettisation, préparations des commandes, emballage, déplacement des produits entre les zones de stockage, étiquetage, emballage, gestion de l’inventaire, convoyage des colis vers les quais de transport, etc. Par ailleurs, la robotisation peut être une solution à l’optimisation de l’espace dans les entrepôts, grâce à un stockage plus compact.

Les robots dans les entrepôts logistiques peuvent prendre de nombreuses formes :

  • Véhicules à guidage automatique (AGV)
  • Robots mobiles autonomes (AMR)
  • Robots de palettisation/dépalettisation
  • Systèmes de convoyage
  • Systèmes de stockage et de récupération automatisés (AS/RS)
  • Robots trieurs, d’emballage, de prélèvement ou de placement
  • Robots d’inventaire
  • Robots d’étiquetage automatisés
  • Monteurs de caisses
  • Emballeuses sous film étirable automatisées
  • Drones…

Automatisation des entrepôts : quels cas d’usages, selon les secteurs d’activité ? 

e-commerce, retail, industrie manufacturière, industrie pharmaceutique, agro-alimentaire et bien sûr prestataires logistiques (3PL) : tous les secteurs d’activité sans exception se dotent désormais de systèmes mécanisés, de robots ou de cobots (robots collaboratifs) dans leurs entrepôts logistiques. Quelques exemples de cas d’usages.

  • E-commerce : c’est l’un des secteurs les plus en pointe sur l’automatisation des entrepôts pour l’acheminement des marchandises vers leur emplacement de stockage et les postes de préparation, la préparation et l’assemblage des commandes, l’emballage automatisé, le convoyage des colis vers les quais de transport, les contrôles d’inventaires, etc.
  • Retail et distribution : les robots sont utilisés pour la palettisation/ dépalettisation, l’acheminement des marchandises vers leur emplacement de stockage et les postes de préparation, le stockage massifié de palettes, l’automatisation de la préparation des commandes, de l’emballage des produits et de la mise en rayon, le réapprovisionnement, les contrôles d’inventaire, etc.
  • Industrie manufacturière : dans les usines, les robots ont trouvé leur place depuis de nombreuses années pour la fabrication, la manutention, l’assemblage et le contrôle qualité. Ils permettent d’automatiser l’acheminement des matières premières et des produits finis en bord de ligne, la préparation des commandes et leur emballage.
  • Industrie agro-alimentaire : l’emballage, l’étiquetage, le co-packing et la palettisation comptent parmi les tâches souvent automatisées.
  • Industrie pharmaceutique et cosmétique : si les acteurs de l’industrie pharmaceutique et cosmétique automatisent un certain nombre de tâches à l’aide de robots comme d’autres secteurs (préparation de commandes, stockage et récupération automatisés, palettisation, expédition), les robots leur permettent également d’effectuer des tâches requérant un niveau de stérilité et de sécurité élevé, dans le respect total des réglementations pharmaceutiques.
  • Prestataires logistiques (3PL) : chez les prestataires logistiques, les systèmes mécanisés, robots et cobots sont utilisés pour améliorer la productivité et la qualité de service. Tous les processus logistiques dans l’entrepôt sont, dès lors, concernés : acheminement des marchandises vers leur emplacement de stockage, préparation des commandes, emballage, transport des colis, palettisation et dépalettisation, co-packing, chargement et déchargement des camions, etc.

L’orchestration globale et en temps réel des tâches attribuées aux robots 

Progressivement, les entreprises déploient des flottes de robots hétérogènes, issus de fournisseurs divers, pour réaliser des tâches variées et généralement complémentaires. Une intégration individuelle de chaque robot avec le WMS ne suffit pas : l’entrepôt automatisé doit pouvoir s’appuyer sur un outil capable d’orchestrer les missions de l’ensemble des robots, sur la base d’informations en temps réel ou quasi-temps réel. Et bien sûr en tenant compte des spécificités de l’activité et des capacités de chaque automate, avec un objectif : réduire le temps, les efforts et les coûts d’intégration des nouveaux agents robotisés.

Notre WMS Reflex répond nativement aux enjeux des entrepôts automatisés. Son module WCS Master facilite la communication avec la mécanisation et les robots et permet d’optimiser l’orchestration des processus mécanisés et/ou robotisés.

 

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